top of page

Anne-Françoise, la fée qui va éveiller tes possibles


Anne-Françoise Gailly
Anne-Françoise Gailly-Eveilleuse des possibles


Manque de confiance en soi, syndrome de l’imposteur ( j'en avais déjà parlé ici), sentiment de ne pas se sentir légitime….Voilà souvent le trio infernal qui nous retarde, nous bloque dans nos projets, aventures entrepreneuriales ou de reconversion. On pourrait écrire des bibles à ce sujet.

Est-ce un hasard ? Depuis l’année passée, la commune d’Etterbeek a lancé l’initiative «Osez», des ateliers pour booster la confiance en soi des femmes. Toutes les habitantes de la commune ont reçu une invitation, et c’est à Anne-Françoise Gailly que l’on a confié les rennes de ces ateliers.


Me voilà donc au premier jour du workshop. Je suis arrivée avec une certaine fébrilité, trop impatiente de découvrir la méthode magique qui va nous débarrasser de nos vieux démons. En attendant les autres participantes, j’observe discrètement cette grande blonde, notre formatrice. Ses gestes dégagent une force tranquille. "Oui, c’est sûr, elle, elle a confiance en elle !" me suis-je dit….

Et puis le cours commence, Anne-Françoise nous met d’emblée à l’aise, non seulement par son humour mais surtout par le respect qu’elle nous témoigne. La consigne est cool : libre à nous d’intervenir, de lui poser des questions si on le désire, je peux vous dire que certaines ne se sont pas gênées…. et surtout, Anne-Françoise ne joue pas à la formatrice qui force à faire parler les participantes, les plus timides d’entre nous sont rassurées !

Au bout de ces trois soirées, toutes les femmes du groupe sont plus que ravies. Anne-Françoise nous a guidées à envisager ce fameux concept du « manque de confiance en soi » sous un autre angle de vue, elle l’a carrément dédiabolisé !

Mais moi, ce que je retiendrai, c’est l’attitude d’Anne-Françoise. Alors, c’est clair, Anne-Françoise, on n’aime ou on aime pas. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’elle ne porte pas de masque. Elle ne cherche pas à plaire. Elle montre ce qu’elle est et qui elle est. Je comprends beaucoup mieux la première impression que j’ai eu d’elle, j’ai compris d’où lui vient cette force tranquille.

Aujourd’hui, je vous promets une interview super intéressante car mon invitée va vous faire changer d’avis sur ce « manque de confiance en soi ». Elle va également évoquer son programme d’accompagnement pour les entrepreneurs et en quoi il se différencie des méthodes plus classiques. Enfin, Anne-Françoise est une femme résolument moderne, je dirais même pionnière puisqu’elle n’a pas hésité à sauter dans le train du digital. Elle nous donnera quelques astuces à ce sujet. Si après la lecture de cet article, vous ressentez toujours un coup de mou, alors je ne comprends plus!


Mais avant d’entamer la discussion avec Anne-Françoise, juste quelques mots sur son parcours. Notre coach/ formatrice en développement personnel est le fruit d’une reconversion. Dans une première vie professionnelle, cette licenciée en philologie germanique a travaillé au Parlement Bruxellois et à la Communauté française. Elle s’est ensuite retrouvée porte-parole au sein du Cabinet de la Ministre de la santé publique.

A cette époque, elle en a profité pour suivre un diplôme en Management humain à l’ICHEC.

Après la naissance de sa première fille, une deuxième vie pro s’est présentée à elle. La voilà DRH d’un grand hôpital de Bruxelles. L’aventure s’avère passionnante. Peut-être même trop, car Anne-Françoise s’épuise et un burn-out la force à remettre en question sa manière de travailler. Quelques mois plus tard, elle décide de se tracer un tout nouveau chemin en tant que coach, consultante et formatrice indépendante. Il y aura d’abord Heo, sa société au service des entreprises. Finalement, c’est en 2012, que Anne-Françoise prend la décision de dissoudre son premier bébé et de s’occuper pleinement de son projet d’Eveilleuse de Possibles.


Nilay: Anne-Françoise, avoir confiance en soi, ça veut dire quoi?


La confiance en soi est un mythe : on croit que le manque de confiance en soi est le problème et donc on pense qu’avoir confiance en soi, c’est la solution. Pour moi la vraie clé de ce sentiment ou de cet état, c’est la (non) permission d’être soi. C’est cela la vraie clé !

Beaucoup de femmes viennent me voir viennent avec ce diagnostic : « je manque de confiance en moi et je ne sais pas prendre ma place » et elles font souvent un lien entre les deux. Je leur propose une tout autre perspective : « Et si le problème c’était que tu t’obstines à essayer de t’adapter à des environnements (situations, relations, jobs, etc.) qui ne te conviennent pas (ou plus) ?»


Nilay: En fait, à t’entendre, le manque de confiance en soi n’est pas une fatalité et il n’est pas nécessaire de suivre de longue thérapie. Justement, y a-t-il des astuces applicables au quotidien ?


Évidemment, si on part du principe de Permission, le problème est alors tout autre. La question n’est plus « Il faut que je m’améliore » mais plutôt « Qui je Suis est très bien, est- ce que cette situation (ou relation ou activité) me convient? »

Le regard sur ce « manque de confiance en soi » change, on peut le comparer à une révolution copernicienne. En faisant ce questionnement, on prend conscience qu’on cherche désespérément à s’adapter à des cadres, jobs, relations qui ne nous vont pas ou plus. Et que le mal être que l’on ressent (et que l’on prend pour du manque de confiance en soi) vient en fait de ce décalage, de ce non alignement.


Nilay: Que ce soit dans les médias, dans les études statistiques ou dans la société en général, on entend souvent dire que les femmes ont moins confiance en elles que les hommes. As-tu remarqué cela dans tes accompagnements et dans ton parcours ?


En ce qui concerne les femmes, pour moi c’est influencé par deux facteurs. Le premier : on a dans nos cellules les traces de plusieurs milliers d’années de patriarcat. Les femmes ont littéralement appris à s’écraser, à se sentir inférieures. Elles fonctionnent avec ce préjugé de départ : « à priori je suis nulle, et avec un peu de chance, je peux faire deux trois trucs convenables »….

Le deuxième facteur : les femmes consomment beaucoup de contenus de développement personnel, et donc elles embarquent pleins de concepts et font leur auto-diagnostic : « ah oui, je me reconnais dans cela, donc ça veut dire que je manque de confiance en moi ».

Quand je leur pose la question « comment sais-tu que tu n’as pas confiance en toi ? » , la réponse qu’elles me donnent est systématique : « on me le dit souvent. » Or comme expliqué en début de cet interview, la plupart du temps le vrai problème est plutôt la sur-adaptation.

Chez les hommes, tu vas avoir l’effet inverse. Ces milliers d’années de patriarcat les ont conditionnés à se sentir plus forts, à avoir plus de valeur, à se surestimer lorsqu’ils communiquent.

A l’inverse des femmes, ils sont beaucoup moins consommateurs de toute cette littérature de développement personnel et ils vont exprimer leurs frustrations et leurs manques en d’autres termes.

Des tests psychologiques et études le démontrent : un homme a tendance à se surestimer de 25% et la femme, de se sous-estimer à 25 ou 50%. Donc, si l’homme et les femmes valent tous les deux 100%, l’homme va s’estimer à du 125% ,quitte à bluffer un peu et la femme à 80%.

De l’extérieur, on va percevoir que la candidate manque de confiance en elle et que le candidat est très sûr de lui. Mais tu vois combien c’est trompeur ou réducteur comme analyse.

Car si tu creuses un peu, tu retombes souvent sur les mêmes questions même chez les hommes : « je ne m’aime pas » ou « je ne n’ose pas être moi.» Selon ma vision, les points d’entrée vont être différents mais si tu vas voir à l’intérieur, que tu enlèves le couvercle et les étiquettes, tu vas retrouver les mêmes problématiques, les mêmes aspirations chez les hommes et les femmes. C’est au niveau de leur définition du problèmes qu’ils diffèrent.


Nilay: Justement, je rebondis car beaucoup de femmes qui débutent dans l’entrepreneuriat ne se sentent pas légitime comment faire pour briser ce cercle vicieux ?


On en revient à la question de la permission. Moi j’adore la phrase d’Einstein qui dit: « Tout le monde est un génie. Mais si tu juges un poisson rouge à sa capacité à grimper aux arbres, ils croira toute sa vie qu’il est nul. » Disons pour rester dans la métaphore que notre monde est calibré pour les écureuils.

Les femmes ont intériorisé un cadre de référence auquel elles se comparent tout le temps et cette comparaison joue en leur défaveur (comme si un poisson rouge se comparait à un écureuil 😉). Alors que si elle lâchaient ce cadre externe et qu’elles faisaient ce qu’elles aiment faire, savent bien faire et qu’elles avancaient avec leurs connaissances en sachant qu’elles vont sur le chemin apprendre et pouvoir se remettre en question, la pression qu’elles s’imposent diminuerait drastiquement.

Cette question de la permission / légitimité est au coeur de mon programme d’accompagnement que j’ai appelé «Marketing cosmique». C’est une approche personnalisée dans laquelle je propose aux entrepreneur(e)s des clés, des concepts, des outils, des questions, des stratégies, des ressources, des solutions qui leur permettent de déployer leur projet en combinant authenticité et succès. Le trajet combine une approche de déploiement personnel et de vision stratégique. Tu en sors à la fois équipé(e) et transformé(e).


Nilay: J’ai bien aimé ta dernière phrase car tu as utilisé un mot que beaucoup de femmes n’aiment pas : la stratégie


Peu de femmes s’en rendent compte mais elles sont de très grandes stratèges.

Une mère de famille, c’est une CEO, c’est une responsable d’une petite PME qui sait gérer autant la logistique, l’office management, les RH, les finances, la gestion des crises, etc. Les femmes sont des championnes pour trouver des solutions. Et trouver des solutions, c’est à la fois de la stratégie et de la créativité. Moi j’aime définir la stratégie comme le moyen le plus chouette et le plus fluide pour toi de passer d’un point A à un point B.


Nilay: Comme tu viens de l’évoquer, j’aimerais parler maintenant de ton programme pour aider des entrepreneurs « Maketing Cosmique ». Pourquoi cet accompagnement ? Tu nous en parles ?


Le programme « Marketing Cosmique » réunit les concepts de réalisation de mission de vie, de sens, d’alignement tout en clarifiant les clés stratégiques comme ton client idéal ou ta capacité à te vendre de manière authentique.

Comme tous mes projets, ce programme est né de mon propre parcours d’enterpreneure : je me suis retrouvée confrontée à une série de défis, de crises et j’ai été chercher des ressources. Ce que je propose aujourd’hui c’est le fruit de ce que j’ai trouvé… et aussi de ce que je n’ai pas trouvé et que j’ai dû inventer.

Il faut savoir que l’accompagnement des entrepreneurs a explosé ces dernières années. Mais la vision et le cadre de référence de l’entreprenariat restent très masculin, je veux dire yang/occidental/ par les hommes pour les hommes.

Les femmes n’ont pas du mal à créer leur business, c’est avant qu’elles calent : «je ne suis pas prête, mes enfants sont trop petits, j’ai peur du risque financier, je ne me sens pas compétente, etc». Le vrai défi, c’est de les faire monter dans le train, car une fois qu’elles sont dedans, elles s’en sortent bien, elles savent réseauter, trouver la bonne information.

Alors que les hommes ( je caricature un peu) veulent se lancer rapidement. Car entrepreneur c’est quasiment devenu une mode, dans le genre « si tu n’as pas ta startup avant tes 30 ans, tu es un naze ». Et l’offre d’aide est faite pour eux : grandir et recruteur, lever des fonds et exporter…

Mais la plupart des femmes ( et de plus en plus d’hommes aussi d’ailleurs) ne sont pas dans ce mindset. Elles sont plutôt en mode auto-entrepreneures. Elles créent une petite structure (indépendante ou sprl) et se mettent en réseau. Comme elles recrutent très rarement des salariés, elles n’apparaissent pas vraiment dans les statistiques car elles ne créent pas d’emploi.

Mais il y a aussi une autre raison du pourquoi j’ai créé mon programme Marketing cosmique: beaucoup de personnes, qu’on appelle cerveaux droits, ou HP, ou hypersensibles, etc. ne se retrouvent pas dans ces accompagnements hyper analytiques et linéaires.

Moi j’aide les clients qui me ressemblent en fait : pas mal de femmes, beaucoup d’entre elles sont dans le développement personnel. Les métiers d’aide sont d’ailleurs le grand oublié de l’entreprenariat parce que la plupart du temps on t’aide à vendre des objets, des services. Mais il y a aussi toute une population qui est dans le circulaire, la solidarité, le bien-être et coaching, les thérapies alternatives.

Autre argument enfin : l’énorme majorité des personnes qui accompagnent les entrepreneurs dans le cadre des programmes « classiques » ne sont pas des entrepreneurs ! Ils se contentent de faire appliquer les principes et les recettes qu’on leur a enseignés. Et ils ne sont pour la grande majorité absolument pas formé au coaching. Ce sont plutôt des «gestionnaires de dossiers ». Je ne dis pas que c’est forcément mauvais, je dis juste qu’ils n’ont aucune idée de ce que c’est d’être entrepreneur au quotidien.

Et d’ailleurs tu pourras constater que 90% de tous ces programmes ou workshops disent tous la même chose. Et que le comble c’est que ces infos peuvent même être trouvées gratuitement sur le Web. Alors que les véritables clés du déploiement de ton projet sont éminemment liées à ta personnalité et à tes croyances personnelles !

Ces aspects cruciaux sont le fondement de mon programme Marketing cosmique. J’y combine ma casquette de coach et de thérapeute, mon expérience passée en management et mes 11 années en tant qu’entrepreneure.


Nilay: Anne-Françoise, j’ai un aveu à te faire. Je ne suis pas très convaincue par tous ces coaches qui proposent du contenu en ligne, je trouve cela en général très ennuyeux, pas très bien fait. Mais j’ai été visiter ta page Facebook et je suis tombée sur tes vidéos « Café du Lundi », j’ai été bluffée ! Tout en étant très accessible, le rendu est très pro et en plus tu es hyper télégénique !


C’est très intéressant que tu m’en parles parce que ces capsules vidéos, ça fait deux ans que je voulais les réaliser. Mais je repoussais le projet, principalement pour deux raisons. La première, c’est que j’ai une sérieuse allergie à la routine et l’idée de poster une vidéo « tous les lundis juste parce qu’on est lundi » me saoulait. D’ailleurs ma newsletter n’a jamais été régulière, moi je parle quand j’ai quelques chose à dire 😉.

La deuxième raison: je voulais du contenu de qualité vraiment pro. Et qui dit qualité pro dit la bonne caméra, les spots, le bon fond, le super maquillage, etc. Autant dire un nombre tellement élevés de conditions (ça sens le perfectionnisme n’est ce pas 😉) que le résultat c’est que je ne le faisais pas !

Le déclic s’est fait lorsque j’ai retourné l’idée d’une part pour un faire un rendez-vous, comme avec une amie avec qui j’adore papoter autour d’un café. Et d’autre part en cherchant le setting le plus simple possible : la webcam de mon ordi, et une table face à la baie vitrée de mon appartement.

Le résultat est du coup beaucoup plus spontané : c’est vraiment comme si je t’invitais à prendre un café avec moi tous les lundis matins. Alors qu’en fait, je fais un « tête à tête » avec des centaines de personnes ! »


Nilay: Et techniquement, quel matériel utilise-tu pour avoir ce rendu ?

 

Je filme directement via la webcam de mon MacBook en diffusant en direct sur Facebook Live. Du coup c’est zéro montage, zéro édition pour la diffusion et j’utilise l’éclairage naturel de la grande baie vitrée qui donne sur mon jardin. Pour la qualité du son, j’utilise juste un bête micro-cravate. Pour les personnes qui ne savent pas participer au live, et/ou qui se sont abonnées pour recevoir la capsule par mail tous les lundis, je fais un mini-montage de la vidéo (image de début et de fin) avec le logiciel Camtasia. Puis je la mets sur Viméo et je la partage dans une mailing list à tous ceux et celles qui se sont abonnés. C’est vraiment devenu mon petit rituel du lundi matin et les retours sont vraiment top donc tout le monde est content😉


Nilay: J’ai aussi visité ton site. J’ai vu que tu proposes des formations digitales, et que même tes séances individuelles se déroulent en ligne, tu n’as plus de cabinet. Pourquoi ce choix ? Car c’est plus rentable, moderne ou tu arrives à trouver un meilleur équilibre vie privée/vie pro ?


J’ai gardé quelques formations en présentiel mais je propose effectivement beaucoup de contenus en ligne, soit de manière préenregistrée (des vidéos, podcasts ou pdf), soit en live (webinaire, coaching call de groupe en direct, séance individuelle).

Mon précepte de base c’est que je veux travailler moins, je veux gagner plus et je veux aider plus de gens. Au premier degré ces 3 objectifs ont l’air incompatibles. Mais pas si j’ajuste mon business-model. Car travailler en ligne me permet de dématérialiser mon travail c'est-à-dire que mes formations peuvent être suivies sans que je sois là. Et cela dissout aussi les questions de lieu : du moment que j’ai une bonne connexion internet, je peux travailler d’où je veux. Et enfin cela permet de toucher plus de gens puisque j’ai théoriquement une audience potentielle de 300 millions de francophones 😉 Et enfin : mettre mes anciennes formations en ligne me permet de les valoriser à un prix tout léger, pendant que j’utilise mon temps pour créer de nouveaux produits et services.


Nilay: Tu t’es faite aidée, conseillée pour tout cela ? Pour avoir cette visibilité en ligne ?


Je me suis formée et informée. Mais j’ai surtout fait énormément d’essais-erreurs et d’ajustements. Je pense que c’est une manière très efficace d’apprendre. Prenons le cas d’un YouTuber connu. Si tu remontes à ses toutes premières vidéos, tu t’apercevras qu’il était assez « mauvais » comparé à ce qu’il a fait aujourd’hui mais il s’est lancé, il s’est amélioré et a trouvé son style au fur et à mesure. Et mon expérience du Café du lundi montre qu’on peut déjà partager des trucs très chouettes avec zéro ou peu d’investissement. Il m’est déjà arrivé de coacher des entrepreneur(e)s qui voulaient se lancer dans les vidéos. Je serais enchantée de proposer un workshop à ta communauté si ça les intéresse😉


Nilay: C’est noté 😉, je leur transmets le message ! En fait, je crois qu’en Belgique, tu es une pionnière pour tout ce qui est de vendre des formations en ligne ?


En développement personnel oui. Et en France ou au Quebec, celles qui le proposent se centrent toujours sur un sujet / une thématique. Moi je suis transversale, je propose des éclairages sur (presque) tous les ingrédients de la vie😉


Nilay: On arrive à une de mes questions fétiches, quel conseil donnerais –tu à des femmes qui envisagent de se lancer dans une aventure entrepreneuriale ?


Je leur donnerai comme conseil de faire l’Exercice du Lotto :

« Imaginez que vous avez gagné à l’Euromillions et que vous avez une quantité d’argent telle que vous n’aurez plus jamais besoin d’en gagner. Quelle est alors la vie que vous voulez mener ?(activité, horaire, alternances, lieux, relations, etc.)». Dans les réponses à cette question se trouve votre chemin lumineux, vous allez y trouver ce qui vous fait vibrer. Et comme dit le poète Whitmann : « Ne te demande pas de quoi le monde à besoin. Demande toi ce qui te fait vibrer. Parce que le monde a besoin de gens qui vibrent. »

Dans un deuxième temps tu peux décliner tes envies et désirs en projet, business model, agenda idéal, etc. Tu peux aussi compléter l’exercice en faisant une autre liste avec toutes les raisons pour lesquelles ce n’est pas possible.. Et tu peux en dégager la plupart avec ma technique du Get Light (mode d’emploi sur eveilleuse.com/gratuit).


Nilay: Après avoir lu tout ceci, comment nos consoeurs peuvent-elles te contacter?


Elles peuvent le faire via mon site Eveilleuse.com, elles peuvent remplir le formulaire de contact et je reviendrai vers elles. Sinon, elles peuvent également le faire via ma page Facebook


Un tout grand merci à Anne-Françoise pour cette interview très sympa!

La proposition d'Anne-Françoise n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd ou plutôt d'une sourde 😉, si vous êtes intéressées par un workshop vidéo donné par ses soins, n'hésitez pas à me contacter


Que retenir de notre consoeur Anne-Françoise?


Tu es un poisson rouge et tu essayes de t’adapter à la forêt! Et comme tu n’y arrives pas trop, tu en conclus que tu n’as pas confiance en toi, que tu as un problème ou que tu ES le problème. Or la clé c’est que ce n’est pas dans ton biotope, ce n’est pas ta jungle ! Trouve l’environnement qui te convient et tu te sentiras à ta place !
Voici une mise en pratique : Tu prends 3 situations dans lesquelles tu n’as pas confiance en toi. Tu retournes la situation : «Ok, je suis parfaite, qu’est-ce qui ne me convient pas dans cette situation ? Qu’est-ce que je n’aime pas, qu’est-ce qui n’est pas ma tasse de thé, qu’est-ce qui n’est pas ma préférence. C’est quoi mon goût ? » Et ajuste la situation en conséquence.
Mes clients sont des HP, des créatifs, des slasheurs ou «multi-potentiels » qui ne se retrouvent pas dans des accompagnements classiques et tous ceux qui désespèrent de se lancer en tant que entrepreneur car ils attendent d’avoir « the » idée ! Mais leur truc à eux, c’est d’avoir plusieurs projets ou en tout cas une vie super diversifiée et pleine de changement. Je les éclaire pour qu’ils apprennent à comprendre leur « mode d’emploi » et à ajuster leur vie (personnelle et professionnelle) en conséquence. Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas des défis propres à leur fonctionnement : Comment se nourrir sans se perdre ? Comment être dans la diversité sans être dans la dispersion etc. Je travaille avec eux sur toutes ces peurs, ces conditionnements. Car aussi étonnant que cela puisse paraître, au plus tu fais la paix avec ton identité d’«hyperactif(ve) », au plus tu apprends à te centrer. Je travaille aussi sur la clarté du projet, sur sa précision. Je reçois des clients qui me disent « je ne sais pas ce que je veux faire ». En fait ils le savent mais ils invalident leurs désirs/rêves. Je les aide à « mettre à jour » leurs croyances limitantes pour faire émerger la vie dont ils/elles ont toujours rêvée »
L'image classique de l’entrepreneuriat masculin peut se résumer à la parade. « moi j’ai vendu xxxx millions, j’ai 10000 followers….. » alors que plein d’hommes n’aiment pas ça, c’est pas leur truc. Les hommes sont éduqués à se surestimer lorsqu’ils communiquent. Il sont aussi confrontés à tous ces vieux paradigmes :«si je montre mes émotions, ma sensibilité, c’est dangereux pour moi »
Les femmes sont toutes persuadées qu’elles manquent de confiance en elles. La réalité est qu’elles en ont, mais elles ont appris à surtout ne pas trop s’en servir. Un homme qui a du caractère, il est qualifié comme ayant du caractère. Une femme qui a du caractère, on l’étiquette comme une emmerdeuse ou une hystérique. 
Je travaille beaucoup avec des femmes qui sont en formation et me disent « Quand j’aurai fini ma certification je me lance ». Elles tentent de résoudre ce sentiment d’être illégitime avec une solution rationnelle, avec un diplôme. Or ce sentiment est né d’un vide, d’un manque, d’une blessure ancienne et est donc d’ordre émotionnel. Bien sûr, le diplôme va pourvoir les rassurer pendant un temps, mais elles auront par exemple du mal à se faire payer justement, elles auront du mal à négocier avec leurs clients, bref ça va se reporter à un autre niveau. Mon accompagnement «Marketing cosmique » les aide notamment à fixer leurs prix, à libérer leur relation à l’argent et au succès. Les connaissance et les stratégies c’est bien, mais les vrais noeuds (et donc les vraies clés) se trouvent au niveau des croyances, des valeurs et des personnalités. 
Je suis convaincue qu’une des raisons qui fait que tu trouves que je suis « télégénique », c’est parce que je suis vraiment en conversation avec toi. C’est vraiment moi qui parle, pas un « personnage public » que je me serais construit. Crois-moi : il vaut mieux dire des choses intéressantes avec ton iPhone dans ta salle de bain que de lire un prompteur avec un texte bien léché devant un fond vert… Donc ce n’est pas parce que tu n’as pas le matériel adéquat qu’il ne faut pas oser te lancer. La seule condition c’est que le son soit de qualité, car sinon les gens arrêtent de regarder. A part ça, le secret c’est : "sois toi-même, sois authentique, partage ce que tu as vraiment et sincèrement envie de partager. »

Vous avez aimé cet article? N'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter de Celles qui osent! pour recevoir le prochain post dans lequel il sera question de moments de découragement et comment il est possible de surmonter ces passages à vide.

Commentaires


bottom of page